Partager l'article ! Bhosale Nagar, home sweet home: Je me rends soudain compte que nombre d’entre vous croient que j’habite encore chez les Radd ...
Je me rends soudain compte que nombre d’entre vous croient que j’habite encore chez les Raddi, dans ce grand appartement moderne où nous ne pouvions inviter personne et devions être rentrées avant le couvre-feu ! Sachez que nous avons en fait déménagé fin août. Après des visites effarantes et des recherches de coloc longtemps infructueuses, nous avons fini par trouver l’inespéré : un appart lumineux, à peu près propre, avec une petite terrasse, dans un quartier sympa et tout près de l’université et une coloc canadienne, Aisha. Au second semestre c’est Anne qui l’a remplacée. Lucky are we =). A Bhosale Nagar (notre quartier), on s’est enfin vraiment senties chez nous, on s’est installées peu à peu, chaque voyage peuplant davantage notre appartement. Et en prévenant tous les voisins, la chef du comité de l’immeuble et la propriétaire de l’immeuble qui n’habite même pas ici, on a même eu le droit de faire des soirées !
Voila donc quelques photos pour vous donner une idée de notre chez nous :
Notre petit immeuble, il ne paye pas de mine mais il est top !
Vendeurs qui passent dans la rue en criant d'une voix
lancinante et gutturale pour appeler les clients



Notre chambre à Ju et moi
La chambre
d'Anne
Notre grocery shop du coin de la rue
Notre rue est une impasse, on a donc la chance d’être ici au calme, pour mon plus grand bonheur. Tout le monde vit fenêtres ouvertes laissant s’échapper les bruits du quotidien. Que de sons...
Les oiseaux à l'aube ; la clochette de la puja (prière) au crépuscule
Chez nos voisins, au rez-de-chaussée, les enfants qui jouent dehors, la balancelle qui grince doucement, une femme qui bat le linge
Au premier, des bruits de cuisine, de vaisselle accompagnés d’une énième série indienne diffusée par la télé toujours allumée
Au second, de la musique de temps en temps
Au troisième, un homme qui chante sous sa douche tous les matins
Les travaux de l’immeuble d’en face, dans lequel habitent les ouvriers
Dans la rue, un rickshaw passe, moteur pétaradant, reconnaissable entre mille. Un vendeur de légumes peu après lui, un « recycleur » ou je ne sais qui d’autre roulent leurs étals ambulants, appelant les clients éventuels de leur voix douce et mélodieuse ! Plutôt traînante oui, il faut l’entendre pour comprendre.
Au pied de notre immeuble, une voiture recule, la marche arrière enclenche une magnifique version électronique de Jingle Bell, Titanic, la Lettre à Elise ou encore Douce Nuit.
Dans la cage d’escalier, l’ascenseur chouine parce que sa grille n’est pas bien fermée, on sonne chez nos voisins du dessous, on fait tomber quelque chose par terre au dessus.
Une voiture passe, klaxoooonnn !
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