Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 18:54

 

Avril, fin des cours à l’université, cadeaux d’au revoir au département de Socio, photos, ciao. Mais pour moi ce n’est pas la fin de Pune, j’y reviendrai.

A nous les vacances ! Pour Ju et moi, direction Kolkata avec au passage un arrêt en Orissa. Train donc pour quelques 35h, je n’ai jamais eu aussi chaud de toute ma vie. Le vent de la course qui s’engouffre par les portes et les fenêtres ouvertes n’y fait rien, on dégouline même immobile. Chaleur, torpeur.

Arrivée en Orissa, état méconnu situé au sud de Bengale occidental, notre destination finale. Le bus nous mène à travers une campagne magnifique, verdoyante là où elle est irriguée, organisée, nette et luxuriante. Je ne sais pas si le c’est le contraste, cette vieille femme en sari sans blouse ou la peine de ce cyclo-rickshaw-wallah sous la chaleur torride mais la pauvreté me frappe. Bien sûr que nous l’avions déjà rencontrée, tous les jours je vois des familles entières qui vivent au bord des artères qui traversent Pune, des ouvriers qui peinent sur les chantiers, des petits qui mendient. Mais là c’est bien au-delà. Pour la première fois depuis 9 mois que je suis en Inde, j’ai le sentiment de voir cette pauvreté miséreuse contre laquelle on m’avait tant prévenue avant de partir. Peut-être suis-je choquée parce que je ne m’attendais plus à être frappée comme au premier jour. C’est fou. Ca met le cœur en mille morceaux.   

Grandiose Temple du soleil à Konarak, usine à pèlerins dans le Jagannath Mandir, scène de pêche sur la plage de Puri. Puri, station balnéaire bétonnée des Bengalais. Etrange localité qui mêle pêcheurs traditionnels, couples indiens honeymooners faisant du chameau au bord de l’eau, touristes en famille. On m’avait tant parlé de la beauté de cette plage ; nous sommes probablement allées au mauvais endroit : la plage servait là de toilettes publiques et plus généralement de déchetterie ; à quand la conscience écologique en Inde ? Pas pour tout de suite. Les trains en sont l’exemple le plus flagrant: les plus jeunes savent déjà se débarrasser de leurs déchets, en les jetant par la fenêtre tout simplement, comme tous les adultes qui les entourent. Et quand, par hasard,  quelqu’un balaie dans les wagons, c’est pour mieux déverser le tout sur les rails dès que le balayeur atteint une porte. Misère !  A leur décharge, il est vrai qu’ils ont d’autres chats à fouetter…

Après cette courte étape oria, une autre nuit sur les rails, Ju et moi avons atteint Kolkata, le véritable but de cette escapade d’avril. L’objet de notre séjour dans l’ancienne capitale du Raj britannique ? Le volontariat dans les maisons de Mère Teresa. C’est en effet dans les bas-fonds de Calcutta que cette femme hors du commun a créé la congrégation des Missionnaires de la Charité pour se mettre au service des plus pauvres des pauvres. Son but : rendre sa dignité à l’Etre humain dans la vie comme dans la mort, autant que faire se peut.

10 jours chez Mère Téresa. Si court (comme j’ai regretté de ne pouvoir rester plus longtemps !) et pourtant si important.

« L’accomplissement de la vie est dans l’amour et tout manque d’amour détruit la vie. La souffrance est une privation intérieure d’amour, une privation d’être. »

Mère Téresa

Calcutta est une ville différente

Mère Téresa, une femme différente

Le volontariat, une expérience différente

Extra-ordinaire

 

Kolkata, harmonieux et chaotique mélange des Indes et du Raj britannique. Un monde incroyable qui grouille plus que partout ailleurs, une fourmilière sillonnée de carrosseries jaunes et de bus multicolores. Les fourmis s’activent tout le jour, dorment dans la rue la nuit, y travaillent, s’y savonnent aussi.

La gentillesse des Bengalais, peut-être parce qu’ils savent qu’un grand nombre d’étrangers viennent ici pour être volontaires. Antonio, muet, qui le temps d’une après-midi nous présente sa ville aux mille et un visages. Un détour dans la Cité de la joie, que de regards à Calcutta. Un je-ne-sais-quoi de cette ville qui me happe toute entière.

 

Mère Téresa, une femme rare, touchée par la Grâce qui, malgré des décennies de doute et d’obscurité,  a trouvé la force de poursuivre son œuvre d’Amour. Un modèle de vie.

 

Le volontariat auprès des plus pauvres des pauvres. Apprendre à dépasser ma répulsion première, apprendre à poser mon regard sur ces corps déstructurés, abîmés par la vie. Découvrir que je suis capable de davantage que ce que je pensais, découvrir que derrière cette enveloppe charnelle si malmenée, en chacun de ces petits bouts de femme de Prem Dan, il y a un « Etre », comme dit Mère Téresa. Découvrir que j’ai plein d’amour à leur donner et à recevoir d’elles.

Auprès d’elles, des sœurs et des masis, de tous ceux rencontrés à Calcutta, volontaires ou voyageurs, indiens ou étrangers, j’ai le sentiment d’avoir fait le plein d’Amour, le plein de Dieu.

 

 

Je suis pas parvenue à choisir quelques photos de expérience d'avril alors j'en ai fait deux albums (que vous trouverez au même endroit que les autres). 

Par Magali
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Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 18:49

Trois lignes pour vous dire que j’ai mis en janvier six albums photo retraçant les « grandes vacances ». Ils sont sur la page d’accueil du blog, à droite des articles, en dessous du calendrier. Apparemment, la plupart d’entre vous ne les avait pas vu, alors je vous l’écris, juste pour que vous le sachiez… !

Par Magali
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Lundi 31 mai 2010 1 31 /05 /Mai /2010 04:41

 

Depuis le début du mois de mars, l’été est là. Les températures ont grimpé d’un cran, oscillant autour de 39°C en journée, 27°C la nuit. Bref, il fait chaud ! Le campus si vert en début d’année se dessèche un peu davantage chaque jour. Le soleil tape. Les parapluies de la mousson sont devenus des ombrelles ; les fans (ventilateurs) et les douches froides nos meilleurs amis, on ne peut plus vivre sans eux. Malgré tout, la capacité d’adaptation du corps humain m’impressionne : il s’habitue à tout,  même à la chaleur qui du coup reste supportable.

Chez nous, in the « West » comme on dit ici, été rime souvent avec bronzé. En Inde, c’est le contraire. Je ne vous apprends rien en disant que les canons de la beauté sont relatifs mais c’est quand même impressionnant de réaliser la puissance de cet énième « cultural gap ». Ici, beauté va de pair avec « fair skin » (peau claire).  Face à l’été, les coquettes et les fashonistas prennent leurs précautions. Sortez dans la rue : vous verrez la majorité des jeunes filles/femmes porter un foulard couvrant tête et visage, des lunettes de soleil, un « suncoat », souvent des gants et parfois même des chaussettes dans leurs chappals ! Quelle idée de s’emmitoufler de la sorte par une chaleur pareille ! Ah, il faut souffrir pour être belle =). Levez les yeux maintenant : face à vous, une énorme publicité fait la promotion de la dernière crème qui rendra votre peau « fair ». De l’autre côté, une crème solaire miracle qui vous empêchera de bronzer. Qu’on est loin des fonds de teint en tout genre, crèmes auto-bronzante et compagnie qui sont, chez nous, légions dans les rayons !

Il y a toujours une certaine fascination pour le Différent : pour moi, tous ces vêtements colorés se marient mieux avec une peau brune. Mais nos amies indiennes ou iraniennes affirment le contraire : « Avec une peau blanche, tu peux tout porter ! ». Misère, l’herbe est toujours plus verte dans le pré du voisin » =). Plus sérieusement, il y a en Inde une variété incroyable de couleurs de peau mais c’est partout le même diktat. Plus la peau est claire, mieux c’est. Et cela ne se limite pas aux caprices des minettes. Non, ceteris paribus, les femmes qui ont une « fair skin », auront plus de chance de se marier que celles dont la peau est foncée. Il existe ici un culte de la peau claire (associée à la pureté) qui date de  la nuit des temps, c’est fou !

Par Magali
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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 14:44

 

Je me rends soudain compte que nombre d’entre vous croient que j’habite encore chez les Raddi, dans ce grand appartement moderne où nous ne pouvions inviter personne et devions être rentrées avant le couvre-feu ! Sachez que nous avons en fait déménagé fin août. Après des visites effarantes et des recherches de coloc longtemps infructueuses, nous avons fini par trouver l’inespéré : un appart lumineux, à peu près propre, avec une petite terrasse, dans un quartier sympa et tout près de l’université et une coloc canadienne, Aisha. Au second semestre c’est Anne qui l’a remplacée. Lucky are we =). A Bhosale Nagar (notre quartier), on s’est enfin vraiment senties chez nous, on s’est installées peu à peu, chaque voyage peuplant davantage notre appartement. Et en prévenant tous les voisins, la chef du comité de l’immeuble et la propriétaire de l’immeuble qui n’habite même pas ici, on a même eu le droit de faire des soirées !

 

Voila donc quelques photos pour vous donner une idée de notre chez nous :   

 

P1040571--800x600-.jpgNotre petit immeuble, il ne paye pas de mine mais il est top ! 

 

P1030303--800x600-.jpgVendeurs qui passent dans la rue en criant d'une voix lancinante et gutturale pour appeler les clients  

 

P1030610--800x600-.jpgP1030613--800x600-.jpgAppartement-1650--800x600-.jpgP1030611--800x600-.jpgNotre chambre à Ju et moi

 

Appartement 1661 [800x600]La chambre d'Anne

 

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  Notre grocery shop du coin de la rue

 

 

 

Notre rue est une impasse, on a donc la chance d’être ici au calme, pour mon plus grand bonheur. Tout le monde vit fenêtres ouvertes laissant s’échapper les bruits du quotidien. Que de sons...  

Les oiseaux à l'aube ; la clochette de la puja (prière) au crépuscule

Chez nos voisins, au rez-de-chaussée, les enfants qui jouent dehors, la balancelle qui grince doucement, une femme qui bat le linge

Au premier, des bruits de cuisine, de vaisselle accompagnés d’une énième série indienne diffusée par la télé toujours allumée

Au second, de la musique de temps en temps

Au troisième, un homme qui chante sous sa douche tous les matins

 

Les travaux de l’immeuble d’en face, dans lequel habitent les ouvriers

 Dans la rue, un rickshaw passe, moteur pétaradant, reconnaissable entre mille. Un vendeur de légumes peu après lui, un « recycleur » ou je ne sais qui d’autre roulent leurs étals ambulants, appelant les clients éventuels de leur voix douce et mélodieuse ! Plutôt traînante oui, il faut l’entendre pour comprendre.

Au pied de notre immeuble, une voiture recule, la marche arrière enclenche une magnifique version électronique de Jingle Bell, Titanic, la Lettre à Elise ou encore Douce Nuit.

Dans la cage d’escalier, l’ascenseur chouine parce que sa grille n’est pas bien fermée, on sonne chez nos voisins du dessous, on fait tomber quelque chose par terre au dessus.

 Une voiture passe, klaxoooonnn !

 

 

 

 

Par Magali
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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 04:21

 

Voila, ça c’est tout moi. Je viens de retrouver cet article, écrit en février. Je l’avais oublié, dans un coin. J’ai hésité et puis je me suis dit qu’il fallait que je me tienne à ma devise : Mieux vaut tard que jamais ! So…

 

Le nouvel an à Bombay sonna gong. Les vacances étaient terminées. On a pris le train pour Pune et on est rentrés.  

 

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P1020252--800x600-.jpg Ghats occidentaux entre Bombay et Pune

 

Début janvier a donc marqué notre retour à Pune. Qui dit Pune, dit université : après d’intenses réflexions et quelques essais pas vraiment concluants, j’ai opté pour la solution la plus sûre contre les non-cours (des cours où l’on perd son temps de manière exaspérante tellement ils sont vides !) : j’ai choisi mes cours en fonction des profs plutôt que du syllabus. Résultat des courses : deux cours de socio (Sociology of Gender et Popular culture, Ideology and Politics in India) et deux en histoire (Urban History of India et History of Japan). Ne cherchez pas de cohérence à cela : il n’y en a pas ! Mais, et ce « mais » est important, j’apprends quelque chose dans chacun de ces cours (quand ils ont lieu !). L’Urban History me permet d’approcher l’histoire de l’Inde à travers son urbanisation qui remonte à la civilisation Harappéenne ! J’ai beaucoup aimé par exemple l’étude de Delhi, incroyable compilation de sept cités différentes que les envahisseurs, des Rajputs aux Anglais, ont bâties les uns après les autres. En socio, on étudie la façon dont la culture (au sens large) est utilisée comme levier d’influence et de pouvoir… Pas mal du tout !

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Main Gate, University 

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L’université c’est aussi les anniversaires à l’indienne : on apporte un gâteau on ne peut plus crémeux aux couleurs flashies, on chante Happy Birthday pendant que celle ou celui dont c’est l’anniversaire coupe cérémonieusement le gâteau. Puis, un(e) ami(e) prend du gâteau avec ses doigts et l’étale sur le visage de l’heureux élu ! Ce dernier doit ensuite « nourrir » chacun des invités et vice-versa. Et c’est comme ça à chaque fois !  

 

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Et puis l’université, c’est les travaux permanents. Le bâtiment des Humanités (le notre donc) est en pleine expansion. Du coup, comme sur chaque chantier, les familles entières des ouvriers qui s’installent dans des abris de fortunes ou dans le bâtiment en construction lui-même. Les parents, hommes et femmes triment sous le soleil. Les enfants «  jouent » de tout et de rien, se baladent dans les couloirs du département de Sociologie, osent entrer dans une classe où un film est projeté, nous croisent : on se connaît, on se sourit.

 P1030254--800x600-.jpgP1030204--800x600-.jpg

 

Enfin l’université, c’est Anurekha, LA prof à prendre en socio : elle est vraiment super. Ses cours sont construits (et oui !!) et vivants, et elle est toujours prête à répondre à questions, à essayer de comprendre ce que l’on veut dire… !  Anurekha, c’est la prof qui va punir un élève qui est encore en retard en lui disant : puisque c’est ça, tu nous offres à tous chai et wada pav ! Après le cours, nous voila tous attablés dehors à l’Aniket canteen, sipping chai =).    

 

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Anurekha M'am 

 

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 Aniket Canteen

 

Tant que j’en suis aux considérations culinaires qui, comme vous le constatez, prennent toujours autant de place, je me dois de mentionner le Grand évènement de l’université : l’International Food festival. Une immense tente avait été montée sur dans un jardin du campus. A l’intérieur une vingtaine de stands qui proposaient des spécialités de leurs pays : Laos, Corée, Irak, Iran, Cambodge, Afghanistan, Turkménistan, Ouzbékistan, Ile Maurice, Mongolie, Congo, Népal, Sri Lanka, Bhoutan…  Franchement, que demande le peuple ?? Il y avait une ambiance extra, des gens de partout étaient là, étudiants et familles au complet, certain(e)s en costumes traditionnels : génial ! Et puis, ça a été l’occasion de revoir les gens qu’on avait rencontrés, Kara, Elise et moi, à la Conférence WOSY à Delhi, super sympa.

 

Toujours culinairement parlant, ces derniers mois ont aussi été ponctués par les passages des parents, frères/sœurs, ami(e)s de la team Sciences po de Pune. Bonheur des retrouvailles et, à chaque fois, victuailles françaises lol ! Merci à tous de nous avoir régalé les papilles ! Délice =).

 

Pune, c’est aussi les échanges avec des amis iraniens qui me font prendre chaque jour davantage conscience de la chance que nous avons d’être nés en France, de connaître une telle liberté. Tous ces étudiants sont opposés à Ahmadinejad et même au régime. Ils veulent vraiment que les gens qui les entourent réalisent le drame qui se joue actuellement dans leur pays. Ils ont peur pour des amis à eux restés en Iran et même des policiers indiens. Ils combattent aussi l’image de fanatiques, de société rétrograde qui leur collent à la peau. Si vous ne l’avez pas encore vu, regardez le film d’animation Persépolis pour avoir une vision assez réaliste de la situation.

 Grâce à Pooneh, une amie iranienne, on a rencontré tout un groupe de jeunes adultes iraniens, artistes (musiciens, chanteurs, danseurs, compositeurs…). Ils sont supers. Mais eux aussi disent appartenir à une « dead generation »…

 De fil en aiguille, je ne sais pas trop comment, mais chaque rencontre ne cesse d’en mener à d’autres, j’aime !  

 

Article-Janvier-fevrier-5252--800x600-.jpgPooneh, from Shiraz 

 

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 Cyrus, from Tehran

 

Janvier, nouvelle année, nouvelle coloc. Aisha n’étant là que pour un semestre, elle nous a quittées en novembre et il a fallu nous mettre à la chasse à la coloc. Plutôt infructueuse cette chasse, jusqu’au jour où l’on a trouvé la perle le rare au sortir d’un cours de socio des plus passionnant ! Elle s’appelle Anne (prononcez « Anneu »), est allemande, a 22 ans, joue du violon, nous parle anglais et français, apprend le marathi, aime les crêpes et les Haribos, discute avec son ordinateur, connaît plein de bons plans, m’a fait découvrir Jack Johnson et sait cuisiner indien ! La voici, la voila :

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L’un des grands évènements de janvier, outre notre soirée Bollywood (lol), a été le Pune International Film Festival. Pendant une semaine, les cinémas de Pune diffusaient des films de toutes les nationalités que nous pouvions aller voir pour une somme modique. C’était vraiment super. Ca m’a permis de regarder des films que je ne serai sûrement pas aller voir s’il n’y avait pas eu le Festival, d’autant plus que c’était pour la plupart des films peu connus. Le film d’ouverture était iranien,  puis ce fut le tour de la Finlande, de la Roumanie, l’Allemagne… (et cela dans une salle qui ne passe habituellement que des Bollywoods et des blockbusters américains !). Cependant, ma grande découverte fut… française. Il m’a fallu aller jusqu’en Inde pour découvrir Godard et Belmondo ! Je suis restée bouche bée devant tant de poésie. Je n’avais jamais vu de film de ce genre, différent dans les dialogues, la façon de filmer, de faire du spectateur un personnage… L’intérêt de ce festival a aussi été de réaliser que l’éducation cinématographique, notre façon de percevoir les choses varie vraiment d’une partie du monde à l’autre. Pour vous donner une idée, un moment du film finlandais que nous trouvions beau, poétique, plein de subtilité… faisait rire à gorge déployée tout le public indien ! Nombre de spectateurs ont aussi quitté la salle au milieu de Pierrot Le Fou (Godard) parce que ça ne leur parlait pas du tout. 

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Côté culture, ce second semestre est aussi marqué par la découverte de la Poona Music Society. Cette association, qui possède le meilleur piano d’Inde, conçu spécialement pour supporter sans dommage le climat tropical, organise régulièrement des récitals de musique classique. Merveille.

 

C’est à l’occasion d’une soirée « Chant lyrique et piano » organisée par l’Alliance française de Pune que nous avons découvert cette association.  L’Alliance organise en fait un certain nombre d’évènements culturels : expo de design (super de voir un SoleX re-designé exposé à Pune !), concerts en tout genre, repas français, Semaine de la Francophonie, Journée internationale de la Danse…  Et oui car depuis début février, je suis en stage à l’Alliance en tant qu’assistante de la coordinatrice culturelle, histoire de tâter un peu le terrain =).

  

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L'équipe de l'Alliance française

 

Par Magali
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